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LA LUMIERE DES TENEBRES

Chapitre 1 Chapitre 1 – Se connaître vraiment

14 min de lecture

En l’an 756, sur la planète Terre, alors que Son Goku venait de se marier officiellement avec Chichi, Baba leur proposa de leur prédire l’avenir. Seulement, elle se ravisa lorsqu’elle apprit que la jeune mariée ne pouvait pas la payer… Chichi fut fort déçue de ne pas savoir.

— Mais si Baba, dis-moi, j’ai hâte de connaitre le futur avec mon mari !

— Bon, bon, si tu veux soupira la sorcière bien aimée en astiquant sa boule de cristal. On va dire que ça sera ton cadeau de mariage… Hum… dit-elle, on ne peut plus dubitative. Tout ce que je peux te dire c’est que vous allez vivre de très nombreuses aventures…

— Ah bon ? Quelles aventures ? interrogea la mariée très curieuse.

— Allons, Chichi, on a toute la vie pour le découvrir, ne sois pas si impatiente ! lui dit Goku.

— Mais tu n’as pas envie de savoir toi ? s’étonna-t-elle offusquée.

— Non, à vrai dire je m’en fiche.

Il bailla.

— Eh bien moi je veux connaître notre avenir, affirma-t-elle.

— C’est oui ou c’est non, il faudrait savoir ! grogna Baba.

— Non, ça ira mamie ! répondit le jeune guerrier en lui faisant le signe « OK » de la main, tout en s’en allant.

— À bientôt, les amis ! cria-t-il en faisant un signe de la main général.

— À bientôt ! dirent tous en chœur les invités de leur mariage.

— Au revoir tout le monde, dit Chichi essoufflée en courant pour rattraper Goku qui était déjà parti loin devant.

— Attends-moi ! dit-elle. Tu n’es plus tout seul maintenant ! Elle souffla.

— Tu sais, tu as peut-être raison, on a toute la vie pour être ensemble désormais, n’est-ce pas ?

— Oui, tu l’as dit ! Enfin (il tâta ses muscles), je m’entraînerai un peu de temps en temps quand même…

— M’oui, on verra ça plus tard, dit-elle en soupirant. Que voudrais-tu faire comme lune de miel ? demanda la jeune mariée, les yeux pleins d’étoiles.

— Je sais pas, c’est quoi une lune au miel ?

— Une lune DE miel, c’est une expression. Je te parle de notre voyage de noce, bon sang !

— Un voyage de noce ? Mais on n’en a pas déjà fait un en allant aux portes de l’autre monde pour éteindre le mont Fry-Pan la dernière fois ?

Elle soupira en se tenant la tête.

— Cette fois ci, il s’agit d’un vrai voyage. Où aimerais-tu aller ?

— J’aimerais bien faire le tour de la Terre en petites foulées pour digérer, j’ai le ventre un peu gonflé à cause du repas qu’on vient de faire, dit Goku en baillant une nouvelle fois.

— Tu es drôle, ironisa Chichi. De toute façon, j’ai tout prévu ! On va d’abord visiter la capitale de l’Est pour découvrir le temple Orin-Ji, ça va te plaire. Puis on va aller en direction de la capitale de l’Ouest, là où il y a les personnes les plus chics de la planète. On y achètera un souvenir pour mon père. Ensuite, j’ai bien envie de faire un tour au village Pingouin. Il paraît qu’il y a des gens vraiment bizarres… Enfin, on ira à Orange Star City, c’est là où se trouve les plus grands savants. C’est important d’être instruit tu sais, ça ne te ferait pas de mal de faire des études, lui dit-elle en le regardant d’un air plein d’entrain.

— Euh, d’accord. En attendant je vais faire une sieste sous cet arbre, dit-il en baillant encore plus fort que la fois précédente.

— Oh ! Je ne pensais pas qu’il était si coquin, je ne sais pas si je vais oser dormir à côté de lui, pensa-t-elle très gênée.

Chichi se mit tout de même en petite tenue pour lui montrer ses plus beaux atours.

— Je suis prête mon amour, j’arrive !

Elle s’empressa mais Goku se mit déjà à ronfler.

— Non mais je rêve ce n’est pas possible, il dort ! remarqua-t-elle stupéfaite et déçue à la fois. — Bon, eh bien, je suppose qu’on partira après sa sieste, pensa-t-elle, désabusée…

Après la sieste de notre héros ; c’est-à-dire le lendemain, Chichi avait déjà préparé tous les bagages nécessaires à leur voyage. Des vêtements chauds, des vêtements légers, les affaires de toilette, une trousse de médicaments en cas de besoin, de la nourriture pour trois semaines, un matelas, des oreillers, des draps, une couverture…

Il est vrai que Chichi était très inquiète à l’idée d’oublier quoi que ce soit pour cet évènement privilégié aux côtés de son prince charmant. Elle s’était promise d’être une femme modèle.

— Mais Chichi, tu crois qu’on a besoin de tout ça pour une simple balade ?

— Je te rappelle que c’est notre voyage de noce, ce n’est pas une SIMPLE promenade !

— Moi, je pense qu’on ferait mieux de prendre juste de la nourriture. On part pour combien de temps déjà ?

— Une semaine…

— Une semaine ? Alors pourquoi tu voulais emmener de la nourriture pour trois semaines ?  Prends-en pour un mois, j’ai peur d’avoir faim en chemin !

— Tu m’agaces.

— Bon, bon, ne t’énerve pas, mets tout sur mon dos, ça me fera un bon exercice comme quand je m’entraînais avec Papi Kamé. Allez, on court en petites foulées !

L’entraînement… Goku n’avait que ce mot à la bouche. Mais après tout, est-on jamais assez prudent pour faire face aux dangers éventuels qui pourraient se présenter… ?

— Allons, nous n’y allons pas à pied, mon amour.

— Ah bon, mais comment veux-tu y aller alors ?

— Nous partons avec ce dernier modèle de voiture de sport que les parents de Bulma viennent de nous offrir en cadeau de mariage, dit-elle avec beaucoup de fierté, tout en montrant le magnifique véhicule…

Ainsi, ils prirent la route en direction d’Orin-Ji.

Après un assez long trajet où Goku commençait à s’impatienter ; ils finirent par arriver au temple.

— Ah, ça y est, on est enfin arrivés, j’en avais marre de poireauter dans cette caisse métallique. C’est donc là que Kuririn s’entrainait avant de me rejoindre sur l’Ile Tortue ?

— Oui, c’est bien ici, je voulais t’en faire la surprise. Ça te fait plaisir, j’espère ?

 Elle était très satisfaite de son idée. Tout excité, le meilleur ami de l’ancien moine remercia sans plus attendre sa jeune et jolie femme en l’embrassant sur le front.

            Ils visitèrent les lieux et rencontrèrent le maitre du temple avec qui ils discutèrent un peu. C’était un homme à la mâchoire puissante et aux petits yeux perçants. Son torse était grand et large et les os de ses mains semblaient aiguisés comme des couteaux. Ses jambes étaient étrangement aussi courtes que ses bras.

— C’est vous le monsieur qui avez entrainé le petit bonhomme qui n’a pas de nez ? demanda Son Goku.

Chichi lui mit discrètement un coup de coude dans les côtes afin de lui faire comprendre que ça n’était pas une façon de parler à un vieux maître.

— Aïe mais tu m’as fait mal ! rouspéta Goku.

Le vieil homme répondit.

— Euh… ah oui, vous parlez sans doute de Kuririn. Oui, il s’est entrainé dans mon temple, en effet. C’est bien moi son senseï et c’était mon élève préféré, vous savez. Mais il ne s’entendait pas très bien avec ses petits camarades…

— Il vous en a pas trop fait baver, avec sa tête de lard ? dit Goku en riant à grosses dents.

— Comment ? Vous plaisantez j’espère ! Attention à ce que vous dîtes, jeune homme. Il a toujours été très discipliné ! Le jour de mes soixante-dix ans, il m’avait même offert un magnifique gâteau en mon honneur, il était très attentionné, oui, vraiment.

— Ça alors, je ne pensais pas mon ami capable d’une aussi gentille attention.

— Ah ça oui ! Et après en avoir mangé une part, j’ai tout de suite été transféré à l’hôpital.

— Ah bon, mais pourquoi ça ? s’étonna le jeune couple.

— Il avait mis du poison à l’intérieur, pour m’assassiner.

— Hein ?!

Chichi et Goku tombèrent à la renverse.

— Un gentil garçon, vraiment, oui. Il aimait bien faire des blagues. C’est comme la fois où…

— Euh, oui bon, excusez-nous Maître, mais nous devons y aller. C’est que nous avons encore beaucoup de route à faire, fit remarquer Chichi en tirant l’oreille de son mari.

— Hé, mais pourquoi ? Ça commençait à devenir intéressant pourtant…

Ils rentrèrent dans la voiture.

— Enfin… Je n’aurai jamais pensé que Kuririn était aussi hargneux à l’époque. C’est vrai qu’au début de notre entrainement avec Kamé Sennin, il m’avait joué quelques tours mais là. Ah, ah ! Sacré Kuririn.

—Ça ne m’étonnes qu’à moitié, il ne faut pas oublier qu’il n’a pas de nez. Il faut toujours se méfier des gens qui n’ont pas de nez…

—Pourquoi tu dis ça, Chichi ?

—Je ne sais pas, j’avais envie de le dire, c’est tout.

—Ah, ah ! Tu me fais une blague, dit-il, en lui tapant sur l’épaule.

Elle se retrouva projetée contre un arbre.

—Oula, je suis désolé Chichi. Je ne contrôle pas toujours ma force…

— Oui, eh bien tu as intérêt à prendre un peu plus soin de moi dorénavant, dit-elle en rajustant ses vêtements.

 

Sous la colère, elle démarra la voiture en trombe en manquant de faire tomber les valises…

Nos amis partirent donc vers la capitale qui abritait la fameuse Capsule Corp. Le temps était ensoleillé et le ciel d’un bleu azur, sans l’ombre d’un nuage. La route était calme et le vent caressait les cheveux de nos deux tourtereaux. Le trajet se déroulait sans encombre.

C’est alors, qu’une heure après seulement, leur voiture s’arrêta brusquement de fonctionner. Il n’y avait plus d’essence dans le véhicule.

Sur ces entrefaites, une immense bête bondit hors des fourrés, longeant le bord de la route en fondant sur la pauvre Chichi apeurée. Le temps d’un clignement de paupière et le jeune guerrier terrassa la pauvre bête, qui partit sans demander son reste.

— Ça va Chichi ?

— Oui, ça va. Heureusement que tu es là mon sauveur, ta force est tout de même bien utile…

Elle tomba en pâmoison.

— Je t’en prie, ce n’est rien. Ce monstre était si faible que même Bactérie aurait pu s’en débarrasser.

— L’homme dont tu parles a tout de même passé les éliminatoires du vingt-et-unième Tenkaïchi Budôkai, il me semble ! fit remarquer Chichi encore sous le coup de l’émotion.

— Tu parles, en fait il puait juste du bec ce gars-là, c’est tout.

— Bon, ce n’est pas tout ça mais heureusement que j’ai pensé à emmener un bidon d’essence en cas de besoin, dit Chichi après quelques instants. Tu vois que tu as de la chance d’avoir une petite femme attentionnée, hein mon chéri ?

— On aurait quand même pu y aller à pied, il y a à peine plus de trois mille kilomètres pour arriver à destination.

— N’oublie pas que je n’ai pas la même endurance que toi, Son Goku. Je ne suis qu’une faible femme…

— Ha, ha, ha ! plaisanta Goku en se grattant la tête. Pas si faible que ça, faut pas exagérer non plus, hein ![1]

— De toute façon, ce n’est pas comme ça qu’on fait un voyage en amoureux.

 

Après quelques centaines de kilomètres supplémentaires, ils décidèrent de passer la nuit dans une auberge. Chichi se gara devant un bel établissement puis ils sortirent de leur voiture toute étincelante.

Le toit de la demeure était recouvert de chaume et les briques avaient été taillées dans une pierre solide propre à cette région. La décoration, quoique rustique était faite avec beaucoup de goût et on pouvait admirer des trophées de chasse le long des murs ; le mobilier avait été taillé dans de l’hon akagashi[2] et les chaises étaient ornées d’un cerf gravé sur le dossier. Un irori[3] équipé d’un kamado[4] ornait le milieu de la pièce principale. Les hôtes étaient fort accueillants et le séjour ne coutait pas plus de cent zenīs.

L’heure du repas étant arrivée, ils se mirent à table et mangèrent plus que de raison – enfin surtout Goku.

Puis vint le moment d’aller se coucher. Une fois arrivés dans la chambre, Chichi en profita pour faire une tentative d’approche auprès de son mari, en caressant pudiquement sa joue contre la sienne. [Ndla : Quoiqu’à sa place, j’aurais préféré qu’elle me fasse « PAFPAF ». Vous savez, cette technique qui consiste à mettre la tête du garçon dans les seins de la demoiselle et…oups, pardon, je m’égare, revenons-en à notre gentil couple d’amoureux…]

 

Ils se mirent en pyjama.

— Mais qu’est-ce que tu fais, Chichi ?!

— Allons, ne soit pas timide, c’est comme ça que font les jeunes mariés, tu sais ? Je n’en ai peut-être pas l’air comme ça, mais je peux être très gentille.

Elle caressa de nouveau le visage de son tendre époux avec ses joues.

— Ah ! Mais enfin, laisse-moi tranquille !

— Ecoute mon chéri, maintenant on est mariés ! il va falloir faire des efforts, être câlin avec ta petite femme, lui faire des bisous, lui dire des mots doux, lui raconter ses problèmes, l’enlacer tendrement et …

À peine eût-elle le temps de continuer sa phrase que Goku s’était déjà endormi dans un ronflement sonore.

— Ce n’est pas comme ça que j’imaginais ma lune de miel, soupira la pauvre épouse.

 

Le lendemain à l’aube, le bruissement du vent dans les feuilles et le sifflement des oiseaux réveillèrent notre vaillant héros. Il se mit à bailler un grand coup puis il commença à faire sa gym matinale en faisant des pompes sur ses index, dans la position du poirier.

— 1 ,2, 3, 4, 5, 6, 7, 8…

 

Un peu plus tard, sa moitié se réveilla en se frottant le visage.

— Qu’est-ce que tu fais mon chéri ? lui demanda-t-elle en écarquillant les yeux.

— 997, 998…999, han ! Je fais mes exercices pour rester en forme, 1000, ouf !

— J’aurais préféré que tu fasses tes exercices avec moi, hier soir…

— Quoi ? Tu préfères t’entraîner avant de dormir ? Tu sais, c’est pas très bon pour le sommeil, il vaut mieux méditer en essayant d’être aussi calme que le ciel, dans ces cas-là. Par contre, il ne faut pas penser à rien, c’est pas la même chose. Ça, c’est vraiment pour dormir, autrement l’adversaire pourrait en profiter. Mister Popo m’a appris, tu veux que je te montre ?

— Pfff, non, non, ce n’est pas la peine, dit Chichi dépitée. On va plutôt reprendre la route.

— Comme tu veux ? mais avant je vais déjeuner, j’ai une faim de loup !

— Oui, oui, dit-elle déjà fatiguée… Mais habille-toi avant quand même !

 

Après un bon petit déjeuner, ils reprirent la route en direction de l’ouest.

 

[1] Voir (ou revoir) le tournoi du 23ème Tenkaichi Budokai dans le célèbre manga de Toriyama senseï.

[2] Vrai chêne rouge.

[3] Foyer, pour chauffer, éclairer et cuisiner.

[4] Ancêtre de la gazinière.

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